• Aide

Dans les jardins de mon père

Vidéo

Résumé

"Ce film est un cadeau, un de ces cadeaux qu'on peut s'offrir entre vivants". Ainsi s'exprime Cécile Vargaftig, écrivain et scénariste mais aussi fille du poète Bernard Vargaftig et auteur du portrait sensible qu'elle lui consacre avec la complicité de la réalisatrice Valérie Minetto. "Moi, j'aime ça, ce langage haché comme la douleur" écrivait Aragon, admirateur du poète dès ses débuts, en 1965. La biographie de Bernard Vargaftig, en effet, s'inscrit dans son œuvre. Nous découvrons les lieux qui ont vu naître et grandir son inspiration : la campagne lorraine où il est né et a passé son adolescence, l'Indre où, enfant juif, il a été caché en 1942, et la Haute-Vienne (Sereilhac près d'Oradour sur Glane) où il a vécu pendant les années de la guerre. Le film pensé comme un voyage est structuré, à chacune de ses six étapes dans un lieu connu et aimé du poète, par un entretien. Chaque entretien est consacré à une période différente de sa vie, et des thèmes abordés, liés à l'engagement, à l'écriture, à l'amour de la nature et de la langue, des textes lus par le poète lui-même, se dessine un portrait subtil et complexe, mais aussi un art poétique exigeant . Bien que profondément inscrite dans le paysage et son lexique imagé, la poésie de Bernard Vargaftig se défend d'être descriptive. Ses poèmes sont comme autant de mises en relation d'images et de sons, qui provoquent des sensations, des effets, du sens. "L'image que je dénonce est celle qui représente sans dire. Et la plupart de celles qui disent dans le dialogue que j'ai avec moi-même, sont muettes". Auteur d'une cinquantaine de textes essentiellement poétiques publiés notamment chez Gallimard, Seghers, Flammarion, Belfond, Obsidiane, Bernard Vargaftig a aussi composé de nombreux livres avec des artistes contemporains majeurs tels Fenosa, Debré, Steiner ou Titus-Carmel. Il a reçu le prix Mallarmé en 1991, lors de la parution de son ouvrage "Ou vitesse".


  • Consultable à la Bpi