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Livre

Faust, homme Renaissance : hommages à Heinz Raschel

Résumé

Issues d'une journée d'étude tenue en 2009, ces contributions s'attachent à la réception et aux représentations du personnage de Faust de la Renaissance à l'époque de Goethe puis à celle de Nietzsche.


  • Contributeur(s)
  • Éditeur(s)
  • Date
    • DL 2010
  • Notes
    • Actes de la journée d'étude organisée le 13 novembre 2009 par le Centre d'études supérieures de la Renaissance de l'Université François Rabelais de Tours
    • Textes en français et en allemand
    • Notes bibliogr.
  • Langues
    • Français
  • Description matérielle
    • 1 vol. (151 p.) : couv. ill. ; 24 cm
  • Collections
  • Sujet(s)
  • ISBN
    • 978-2-7010-1578-1
  • Indice
    • 81.041 Mythes et personnages mythiques
  • Quatrième de couverture
    • Dans De l'Allemagne, Heine interprétait Faust, le Faust historique et celui de la légende, comme un humaniste de «cette Renaissance qui put fleurir et régner en Italie bien plus facilement qu'en Allemagne». Déjà, dès la première version imprimée de la légende, le Volksbuch (1587), le magicien était un exemplum imprégné de l'esprit de la Réforme luthérienne, destiné à montrer les limites de l'individualisme que tout bon chrétien ne doit pas transgresser : poussé par son orgueil de savant, sa soif de pouvoir, de richesse et de plaisir, il pactisait avec le diable et apparaissait comme un double de Simon dit le Mage, le premier des gnostiques. La matière faustienne se répandit dans toute l'Europe, tandis que le Volksbuch connaissait plusieurs traductions. Christopher Marlowe, pour composer sa Tragique histoire du docteur Faustus, se fondait à la fois sur une version française et sur une version anglaise du Volksbuch : son Faustus, personnage prométhéen, est un «homme de la Renaissance» génial, mais perverti. Lorsqu'il se saisit du mythe, Goethe en fait le héros d'une tragédie allemande, à première vue éloignée des idéaux de la Renaissance humaniste. Pourtant, on souligne le fond Renaissance du Faust de Goethe, dont le protagoniste semble avoir été modelé à l'image de Marsile Ficin. On reconnaît aussi la dimension rabelaisienne et carnavalesque de la tragédie goethéenne : très présentes dans le Urfaust, la verve populaire et la «culture du rire» de la Renaissance contrastent, dans Faust I et Faust II, avec le sublime et le terrifiant. Il n'empêche, Faust est un contemporain de Cagliostro, de Robespierre et des saint-simoniens ; c'est cet homme du XIXe siècle en costume Renaissance que Nietzsche a persiflé malgré sa profonde admiration pour Goethe : ne percevant que le personnage ballotté entre le Bien et le Mal, il a méconnu en Faust le «surhomme Renaissance». Plus près de nous, André Neher a su tisser un subtil réseau de correspondances entre Faust et un autre homme de la Renaissance, Rabbi Löw, le Maharal de Prague, à qui la légende populaire attribue la fabrication du Golem, voyant en eux deux précurseurs des temps nouveaux en période de crise et de mutation.


  • Origine de la notice:
    • BNF
  • Disponible - 81.041 RAS

    Niveau 3 - Langues et littératures