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L'art romain dans l'histoire

Livre

Résumé

Un éclairage des formes artistiques de la romanité à travers la présentation de la culture et de l'esprit latins.


  • Éditeur(s)
  • Date
    • 2002
  • Langues
    • Français
  • Description matérielle
    • ill. ; 22 x 16 cm
  • Collections
  • Sujet(s)
  • ISBN
    • 2-08-010687-2
  • Indice
  • Quatrième de couverture
    • L'art romain ? En quoi est-il «romain», plutôt qu'un sous-produit de l'art grec dégénéré, dégradé en industrie de la réplique ? Quant à certaines réalisations plus apparemment romaines - le portrait funéraire, l'imagerie officielle ou «historique» de propagande, l'architecture militaire, publicitaire ou utilitaire (arcs de triomphe, amphithéâtres, grands thermes publics) -, relèvent-elles d'une esthétique à proprement parler ? Autrement dit, si c'est un art, n'est-il pas grec ? S'il est romain, est-ce un art ? L'âme romaine s'est forgée dans l'épreuve des siècles, et l'art romain - qui porte la mémoire d'un peuple voué à la possession du monde - s'est élaboré et défini dans l'histoire, pour afficher finalement les valeurs d'une romanité intégrant les dieux et l'imaginaire des vaincus. En devenir durant quelque six cents ans de guerres et de conquêtes, d'actions et de passions, de rêves et de splendeurs, cet art est l'expression d'une grande aventure qui n'a pas cessé de nous hanter.

      Miroir d'une expérience collective vécue par des individus et marquée par des individus, l'art romain a suscité autour du bassin méditerranéen d'innombrables variantes locales qui auront des prolongements aussi bien dans l'Europe romane que dans le Proche-Orient byzantin. A plus long terme, il inspirera, comme on sait, la Renaissance italienne et française.

      C'est le foyer instigateur qui fait l'objet du présent ouvrage, dans ses manifestations les plus typiques et dans leur contexte historique, des origines à Constantin. L'idée reçue d'un art romain unilatéralement «réaliste» ou tout simplement «fonctionnel», pour ne pas dire «artisanal», ne résiste pas à l'analyse des témoignages, dont quelque deux cent cinquante figures illustrent la diversité ou la complexité, mais aussi l'intense humanité.

      Professeur émérite à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), Robert Turcan est membre de l'Institut. Il a publié plusieurs ouvrages qui font autorité sur les sarcophages, les cultes et l'iconographie religieuse de la Rome antique. Parmi ses livres récents comptent Religion romaine (1988), Les Cultes orientaux dans le monde romain (1989, réédité), Mithra et le Mithriacisme (1993), Messages d'outre-tombe (1999).

      En couverture :

      Phèdre (détail), vers 280 ap. J.-C.

      Marbre. Capoue, crypte de la cathédrale.

      Femme épouvantée, milieu du Ier siècle av. J.-C. Pompéi, villa des Mystères.

      Arc de Constantin : faces nord et ouest, 315 ap. J.-C. Marbre. Rome.

  • Origine de la notice:
    • Electre
  • Disponible - 703.73 TUR

    Niveau 3 - Arts