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Société civile en Iran : mythes et réalités

Livre

Résumé

Plus de vingt ans après la révolution, l'Iran compte 70 millions d'habitants et une société complexe et dynamique. Pourtant, les multiples dépendances par rapport à l'Etat rentier brident les désirs de changements politiques.


  • Éditeur(s)
  • Date
    • 2008
  • Notes
    • Bibliogr.
  • Langues
    • Français
  • Description matérielle
    • 290 p. ; 22 x 14 cm
  • Collections
  • Sujet(s)
  • Epoque
  • Lieu
  • ISBN
    • 978-2-296-04998-7
  • Indice
  • Quatrième de couverture
    • Après une guerre dévastatrice de huit ans contre l'Irak qui consolida l'appareil d'Etat au nom des martyrs de « la défense sacrée » et près de trois décennies après la révolution de 1979, la société iranienne est profondément désenchantée. Loin d'instaurer la justice sociale, l'appareil d'Etat postrévolutionnaire a favorisé la prédation au nom des démunis alors que la confusion entre pouvoir politique et pouvoir religieux a conduit inéluctablement à un désenchantement et une prise de conscience. Avec plus de deux millions déjeunes qui poursuivent des études supérieures dont une majorité de jeunes femmes, l'Iran d'aujourd'hui qui compte 70 millions d'habitants est une société complexe et dynamique.

      Mais pourquoi ce dynamisme et cette désillusion, signe de maturité, ne se sont-ils pas concrétisés politiquement ? Tel est le sujet de ce livre qui examine, à travers des enquêtes de terrain, les obstacles à la réalisation des aspirations les plus manifestes de la société. C'est en connaissant ces écueils et en prenant la mesure des occasions manquées qu'il est possible de comprendre la situation présente et d'envisager l'avenir. Dans l'Iran d'aujourd'hui, les préoccupations matérielles l'emportent sur toute adhésion idéologique. La frustration populaire est en contraste avec les discours officiels. Le résultat des élections, bien loin de marquer un retour de l'opinion aux dogmes fondateurs de la République islamique, révèle plutôt une désillusion et une instrumentalisation électorale des démunis par la charité d'Etat.

      La société civile religieuse et démocratique prônée par les réformistes se révèle, quant à elle, être un mythe fragile qui ne résiste ni à ses propres apories ni aux rapports de forces réels au sein de l'appareil d'Etat ni enfin aux réalités sociales et économiques. On ne saurait envisager d'évolution politique sans comprendre comment les inerties structurelles et les dépendances par rapport à l'Etat rentier brident les désirs de transition. Dans ce contexte, les menaces de guerre occultent la spécificité d'une société forte d'une expérience historique, celle de l'échec de l'islam politique, et fournissent le meilleur prétexte pour la répression des libertés.

      Sepideh Farkhondeh est diplômée de lettres et de Sciences-Po Paris. Elle est actuellement journaliste à RFI. Ce livre est extrait de sa thèse de doctorat, effectuée sous la direction d'Olivier Roy à l'école doctorale de Sciences-Po.

  • Origine de la notice:
    • Electre
  • Disponible - 328(570) FAR

    Niveau 2 - Politique