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Description et fiction : de Jean de La Croix à Vargas LLosa : l'inquiétante étrangeté de l'écriture descriptive

Livre

Résumé

Etudes consacrées aux pratiques descriptives chez des auteurs de langue espagnole tels que Camilo José Cela, Octavio Paz, Carlos Droguett, Corin Tellado, Vargas Llosa, etc.


  • Contributeur(s)
  • Éditeur(s)
  • Date
    • DL 2008
  • Notes
    • Rassemble des textes issus du séminaire "Poétique de la description", et des communications de la Journée d'études "La description ou le jardin des mots" organisés par le GRILUM, Groupe de recherches Inter-Langues de l'Université du Maine, 24 mai 2007
    • Notes bibliogr.
  • Langues
    • Français
  • Description matérielle
    • 1 vol. (168 p.) : couv. ill. en coul. ; 24 cm
  • Collections
  • Sujet(s)
  • ISBN
    • 978-2-7535-0688-6
  • Indice
    • 860-04 Thématique littéraire espagnole
  • Quatrième de couverture
    • Mondes hispanophones 31

      Description et fiction de Jean de la Croix à Vargas Llosa

      L'inquietante etrangete de l'écriture descriptive

      Instrumentale et fonctionnelle, la description littéraire n'a guère, semble-t-il, les faveurs du lecteur moderne fâché de tout ce qui « retarde », à la manière d'une digression, le déploiement des épisodes ou le cliquetis des dialogues. Décrire relèverait d'une écriture réaliste, inféodée à un univers quantifiable dans sa matérialité la plus stricte.

      La description a-t-elle été condamnée pour autant à rester au service d'une entreprise « naturaliste » de désidéalisation du monde ?

      Est-il vrai, comme le suggère Roland Barthes, que la « beauté (contrairement à la laideur) ne peut vraiment s'expliquer : elle se dit, s'affirme, se répète en chaque partie du corps mais ne se décrit pas » ?

      Or, ce même lecteur aujourd'hui si pressé garde le souvenir de pages, de strophes, de paragraphes, dans le détail desquels le temps s'est arrêté, permettant aux mots d'exhaler tous leurs sens, connotations et fortunes diverses, leur atmosphère enfin, leur histoire propre.

      Le vocabulaire mis en oeuvre - seule richesse communément admise - tend à se constituer en réalité autonome, celle d'une langue spatialisée se donnant en spectacle, dénudant tous ses jeux.

      Texte abondant souvent, bref ou elliptique parfois, le réseau descriptif a l'étrangeté familière du « déjà vu » ou reconnu - et la puissance de l'énigme.


  • Origine de la notice:
    • BNF
  • Disponible - 860-04 DES

    Niveau 3 - Langues et littératures