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Le retour de l'esclavage au XXIe siècle

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Résumé

En Europe et en Amérique du Nord, des milliers d'employés de maisons clandestins, privés de papiers d'identité, battus, mal nourris, sont parfois libérés par des ONG. En Asie, ils sont des milliers mis en esclavage pour dettes. Cet esclavage, que la Déclaration des droits de l'homme déclarait aboli, n'en finit pas de muer. L'auteur dénonce le scandale qu'entoure le silence des gouvernements.


  • Éditeur(s)
  • Date
    • impr. 2010
  • Notes
    • Bibliogr. p. 233-234. Webliogr. p. 234-236
  • Langues
    • Français
  • Description matérielle
    • 1 vol. (240 p.) ; 22 cm
  • Collections
  • Sujet(s)
  • Epoque
  • Genre
  • ISBN
    • 978-2-8111-0326-2
  • Indice
    • 305.34 Sociologie du travail et de l'emploi
  • Quatrième de couverture
    • En Europe et en Amérique du nord, ils sont des milliers : employés de maison clandestins, privés de papiers d'identité, battus, violés, mal nourris que les ONG libèrent parfois. Les tribunaux s'emparent de ces causes mais n'infligent que des peines dérisoires. En Asie, ils sont des millions mis en esclavage pour dettes. Des enfants livrés par leurs parents sont enfermés dans des ateliers. Des adultes sont battus devant leurs enfants parce qu'ils ne satisfont pas aux exigences de leur maître.

      En Amérique du sud, des millions de paysans sont enfermés dans de modernes camps de concentration, surveillés par des gardes armés qui les torturent ou les tuent à la moindre tentative de fuite. Partout dans le monde des réseaux de prostitution enchaînent des femmes qui risquent leur vie à la moindre désobéissance. Au total on estime qu'aujourd'hui, environ 300 millions de personnes seraient ainsi réduites en esclavage !

      Tel un serpent de mer, cet esclavage, que la Déclaration universelle des droits de l'homme déclarait définitivement aboli, n'en finit pas de muer. À partir des sources de l'ONU, l'auteur dénonce le scandale qu'entoure le silence complice des gouvernements et de la société tout entière. Il en démonte les mécanismes et montre que, si l'on n'y prend pas garde, cette monstruosité risque de se banaliser pour, demain, fournir un pourcentage non négligeable de la main-d'oeuvre mondiale. Alors que, pour l'instant, seules quelques ONG luttent contre un tel fléau, l'ouvrage en appelle à la création d'une juridiction internationale qui prenne en compte l'esclavage contemporain comme un crime contre l'humanité.

      Jean-Michel Deveau, professeur des Universités et membre du laboratoire de recherche sur les Esclavages (GDRI/ Esclavages CNRS/EHESS), est spécialiste des problèmes d'esclavage et d'histoire coloniale ; il a assuré pendant dix ans à l'UNESCO la vice-présidence du comité scientifique La route de l'Esclave et est membre fondateur du Comité international d'experts du projet éducatif sur la traite négrière.

  • Origine de la notice:
    • BNF
  • Disponible - 305.34 DEV

    Niveau 2 - Sociologie, démographie