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Épreuves d'évaluation et chômage

Livre

Résumé

Ces contributions renouvellent le genre de l'analyse économique du chômage en le considérant comme l'effet d'un déséquilibre quantitatif entre offres et demandes d'emploi. Elles intègrent les dimensions cognitives, sociales et politiques de l'évaluation dans la perspective d'un développement politique de l'entreprise.


  • Contributeur(s)
  • Éditeur(s)
  • Date
    • DL 2012
  • Notes
    • Étude publiée dans le cadre d'une Action concertée incitative intitulée "Terrains, techniques, théories. Travail interdisciplinaire en sciences humaines et sociales"
    • Bibliogr. p. 199-209
  • Langues
    • Français
  • Description matérielle
    • 1 vol. (209 p.) : graph., couv. ill. ; 24 cm
  • Collections
  • Sujet(s)
  • Epoque
  • Lieu
  • Genre
  • ISBN
    • 978-2-915346-92-3
  • Indice
    • 658.34 Évaluation du personnel (qualification professionnelle, formation professionnelle, bilan de compétences)
  • Origine de la notice:
    • FR-751131015
  • Quatrième de couverture
    • Presentation : Ce livre renouvelle profondément l'analyse économique du chômage grâce à une approche interdisciplinaire : une partie du chômage n'est pas l'effet d'un déséquilibre quantitatif entre offres et demandes de cette « marchandise » particulière que serait le travail. Le chômage résulte d'un processus qualitatif de sélection que subissent les personnes depuis l'école jusqu'à l'entreprise et ses intermédiaires sur le marché du travail. La notion « d'épreuve d'évaluation », construite par la sociologie, désigne ces moments où les personnes sont évaluées dans le cadre d'un dispositif (ensemble de personnes, de mots, de choses qui soutiennent l'évaluation). L'évaluation, opération complexe, intègre (ou devrait intégrer) une dimension (il faut les éléments de la compétence), (ce qu'est la compétence dépend d'une définition du , plus précisément de ce qu'est ), (ces définitions du bien doivent être dans un collectif donné) et finalement (les collectifs politiques qui soutiennent ces biens communs doivent satisfaire certaines règles de justice). Du point de vue de l'évaluateur, la volonté est (ou devrait être) de choisir des critères d'évaluation et des procédures adéquates pour construire l'entreprise non seulement comme entité économique performante mais aussi comme « communauté » politique (ceci vaut surtout pour les évaluations internes qui doivent respecter certaines règles de justice, sous le regard des syndicats). Du point de vue des personnes, la vie professionnelle est ressentie comme une succession d'épreuves débouchant soit sur la consolidation d'une « identité » professionnelle valorisante, soit sur l'incertitude de la précarité et finalement l'exclusion. La prise en compte des épreuves d'évaluation ouvre la voie à la critique : les inégalités qu'elles créent sont-elles efficaces et justes ? La systématisation des évaluations dans les économies modernes ne contribue-t-elle pas à nourrir le chômage ? Les intermédiaires du marché du travail, et notamment le service public de l'emploi, permettent-ils de renforcer la justice des épreuves ?
  • Disponible - 658.34 EPR

    Niveau 3 - Gestion