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Au nom de l'art : enquête sur le statut ambigu des appellations artistiques de 1945 à nos jours : [actes du colloque, Paris, Institut national d'histoire de l'art, 30-31 mai 2011], Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Livre

Résumé

Contributions d'un colloque (2011) mettant en relief la complexité des voix qui sous-tendent l'élaboration des étiquettes qui ont marqué l'histoire de l'art contemporain. L'ouvrage aborde également le système de l'art et tente de trouver les liens entre la critique d'art, la diffusion, la présentation, l'institutionnalisation et la patrimonialisation des oeuvres et l'historiographie.
« École », « mouvement », « avant-garde » ou autres « ismes »: l'historien d'art contemporain se réfère constamment à des catégories qui, loin d’être neutres, sont porteuses de discours. L’historicisation des « courants », tels que l’expressionnisme abstrait, l’art minimal, le Body-Art, le néo-expressionnisme ou encore le néo-dada, peut laisser entendre une forme de reconduction du projet des avant-gardes historiques. Mais leur statut ambigu – un courant recouvre-t-il un style, une période, un projet esthétique, un label ou une technique de marketing? – est symptomatique de la mutation profonde, depuis les années 1960, du fonctionnement du système artistique (marché, institution, critique), tout comme de la nature des intentions créatrices. Ce phénomène d’historicisation des pratiques sous forme de courants se poursuit sur les deux dernières décennies du XXe siècle (avec Esthétique relationnelle, les Young British Artists, le bio-art…), tandis que de très nombreux groupes, collectifs, coopératives ou entreprises continuent d’apparaître sur la scène artistique. À l’inverse des étiquettes mentionnées précédemment, leurs noms signalent un projet ou une intention commune – de l’Internationale situationniste et du groupe ZERO à Présence Panchounette, des Yes Men à Société Réaliste –, sans nécessairement suggérer l’élaboration d’une nouvelle esthétique. Si ces configurations, en tant qu’identités collectives arbitraires et autodéterminées, semblent également s’inscrire dans le legs politique des avant-gardes, elles le redéfinissent radicalement. Dépassant le simple constat de ce double héritage, paradoxal, du phénomène avant-gardiste, les études rassemblées dans cet ouvrage proposent de réfléchir aux stratégies de dénomination adoptées par les différents acteurs du monde de l’art, aux divers types de coalition définis ou revendiqués par les artistes, enfin aux pratiques artistiques que celles-ci recouvrent. (Présentation éditeur)


  • Contributeur(s)
  • Éditeur(s)
  • Date
    • 2013
  • Notes
    • Contient des textes en français et en anglais
    • En appendice, entretiens de Vanessa Théodoropoulou avec Vincent Bioulès (en français) et avec Borut Vogelnik du groupe IRWIN (en anglais)
    • Colloque organisé dans le cadre du programme ANR Reper, Agence nationale de la recherche de l'HiCSA, Histoire culturelle et sociale de l'art
    • Notes bibliogr. Index
  • Description matérielle
    • 1 vol. (273 p.) : ill. en noir et en coul., fac-sim., couv. ill. ; 24 cm
  • Collections
  • Sujet(s)
  • Epoque
  • ISBN
    • 978-2-85944-739-7
  • Indice
    • 704-71 Art du 20e siècle. Essais, critiques
  • Quatrième de couverture
    • « École », « mouvement », « avant-garde » ou autres « ismes » : l'historien d'art contemporain se réfère constamment à des catégories qui, loin d'être neutres, sont porteuses de discours. L'historicisation des « courants », tels que l'expressionnisme abstrait, l'art minimal, le Body-Art, le néo-expressionnisme ou encore le néo-dada, peut laisser entendre une forme de reconduction du projet des avant-gardes historiques. Mais leur statut ambigu - un courant recouvre-t-il un style, une période, un projet esthétique, un label ou une technique de marketing ? - est symptomatique de la mutation profonde, depuis les années 1960, du fonctionnement du système artistique (marché, institution, critique), tout comme de la nature des intentions créatrices.

      Ce phénomène d'historicisation des pratiques sous forme de courants se poursuit sur les deux dernières décennies du XXe siècle (avec Esthétique relationnelle, les Young British Artists, le bio-art...), tandis que de très nombreux groupes, collectifs, coopératives ou entreprises continuent d'apparaître sur la scène artistique. À l'inverse des étiquettes mentionnées précédemment, leurs noms signalent un projet ou une intention commune - de l'Internationale situationniste et du groupe Zéro à Présence Panchounette, des Yes Men à Société Réaliste -, sans nécessairement suggérer l'élaboration d'une nouvelle esthétique. Si ces configurations, en tant qu'identités collectives arbitraires et autodéterminées, semblent également s'inscrire dans le legs politique des avant-gardes, elles le redéfinissent radicalement. Dépassant le simple constat de ce double héritage, paradoxal, du phénomène avant-gardiste, les études rassemblées dans cet ouvrage proposent de réfléchir aux stratégies de dénomination adoptées par les différents acteurs du monde de l'art, aux divers types de coalition définis ou revendiqués par les artistes, enfin aux pratiques artistiques que celles-ci recouvrent.


  • Origine de la notice:
    • FR-751131015
  • Disponible - 704-71 AUN

    Niveau 3 - Arts