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Résumé : Structuré en six parties le film aborde la question ignorée et taboue du statut des praticiens à diplôme étranger hors communauté européenne. Au début un document d’archives : un groupe de médecins exhibent la pancarte : « Contre l’invasion métèque, faites grève ». La voix off commente : "cette photo de 1935 montre à l’évidence que la venue des étudiants et l’embauche de médecins étrangers dans notre pays n’est pas un fait nouveau et faute de les considérer comme des praticiens aux mêmes qualités que les nôtres on peut dévoyer les mouvements de revendications vers un tout autre chemin que celui qui est essentiel : soigner. » Plus d'un demi-siècle après, la parole est donnée à des praticiens originaires du Maghreb, d’Afrique noire, d’Amérique latine, d’Asie, d’Europe de l’Est dont les parcours sont exemplaires. Les chefs de service s’expriment sur les conditions de recrutement, de travail, de rémunération de leurs collègues, la précarité économique, affective, sociale à laquelle ils sont confrontés, position d’une extrême difficulté pour qui doit soigner c’est-à-dire répondre à la fragilité de l’autre. Pourtant ces médecins désirant rester en France pour des raisons politiques, économiques ou sociales font tourner les services d’urgences, pallient au manque de médecins, s’investissent dans leur métier, la recherche, leur relation aux patients. De plus être exilés induit une fragilité. Taïeb Ferradji, pédopsychiatre à l’Hôpital Avicenne aux côtés de Marie-Rose Moro énonce : « Partir n’est jamais chose facile même si c’est un choix délibéré et assumé. Il faut se défaire de tout ce qu’on a été, essayer de s’approprier les règles fixées par d’autres. Mourir un peu à soi-même pour exister à nouveau car il n’y a pas de retour en arrière possible. » Dans un tel contexte une hyperesthésie de l’hostilité peut être parfois dévastatrice dans la mesure où elle est capable de détruire le désir de soigner, d’être aux racines d’un doute paralysant car « la médecine française, milieu plutôt fermé, a peur de l’étranger. » Face à ce rejet jamais affiché mais ressenti des voix ont le courage d'affirmer qu’ « avoir un personnel polyglotte est une richesse ». Comme le souligne le Dr The-Dan Hoang cette situation interroge les mots gravés sur les frontons de toutes les mairies : « Liberté, Egalité, Fraternité »

Résumé : "Etre là" rend compte du quotidien du service de psychiatrie de la prison des Baumettes à Marseille (le SMPR, Service médico-psychiatrique régional). Le tournage concentré en trois semaines s'est construit sur un travail préparatoire d'une année environ. Essentiellement composé de femmes le SMPR est un lieu de soin et d'écoute où le sujet est au centre du dispositif thérapeutique qui repose sur une prise en charge pluridisciplinaire. Le film s'articule autour de deux mouvements entrecroisés : la parole de Sophie, psychiatre et les entretiens avec les patients incarcérés. Le témoignage de Sophie, médecin psychiatre, qui décrit et analyse son rapport à son métier dans l'institution ; le maître-mot est "Résistance", résistance pour préserver l'espace du soin face à l'univers carcéral qui a tendance à tout phagocyter, résistance à soi, au repli, à la tentation du retrait qui taraudent le soignant. Cette réflexion cohabite avec les entretiens avec les patients menés par Sophie et d'autres psychiatres de l'équipe, le travail des infirmières et des séances avec l'ergothérapeute. Sans jamais montrer le visage des prisonniers / patients, "Etre là" met au premier plan le récit, l'écoute active et l'éthique en marche de chaque instant à l'oeuvre parmi tous les membres de ce service où l'on soigne, aide, rétablit du lien social comme la relation soignants/soignés. Le choix du noir et blanc permet une mise à distance de la réalité filmée tout en la rendant plus expressive. Régis Sauder fait non seulement la chronique d'un service de psychiatrie dans une prison dont fut révélée récemment la vétusté, la saleté et la surpopulation mais permet aussi et surtout une interrogation sur la place du soin, de l'écoute et de la psychiatrie dans notre société.

Résumé : Plateforme multidisciplinaire : bureautique et productivité (logiciels Microsoft, informatique pour débutants, outils Google, autres logiciels bureautique, logiciels OpenSource, logiciels Apple), beaux-arts (arts numériques, dessin, peinture), business (commerce et vente, comptabilité et finance, droit et RH, efficacité professionnelle, entrepreneuriat et gestion d'entreprise, ingénierie et pédagogie, management et gestion de projet, marketing et web marketing, trading), développement personnel (couple et famille, psychologie, réalisation personnelle, santé et bien-être), gaming (jeux de société), gastronomie (alimentation saine, pâtisserie), loisirs créatifs (couture, tricot, coiffure, poterie), maison (décoration, menuiserie), multimédia (3D, Audio et MAO, création graphique), musique (autres instruments, batterie, chant, guitare, piano, théorie musicale), photo et vidéo (logiciels de montage, photographie, vidéo), sport (danse, fitness, yoga et Pilates, arts martiaux), technologie et programmation (data science, développement de jeux et d'apps, domotique), langages de programmation, outils de développement, réseaux et sécurité, code de la route (théorique et pratique), insertion professionnelle et sociale (recherche d'emploi, orientation professionnelle, remise à niveau (anglais, informatique, apprendre à apprendre), soutien scolaire (du CE1 aux terminales L, ES et S, environnement (zéro déchet), langues : anglais, allemand, espagnol et italien express + niveaux A1, A2, B1, B2, Anglais C1, arabe niveau A1, japonais, russe, portugais, néerlandais, chinois, coréen, breton, polonais, grec, hébreu, vietnamien, turc, thaï, suédois, danois, albanais, norvégien, hindi, catalan, croate, roumain, serbe, persan, tchèque, estonien, indonésien, hongrois, finnois, ukrainien, birman, arménien, letton, lituanien, bulgare, slovaque et arabe marocain express, langue des signes, français langue étrangère express, niveaux A1, A2 et B1 en arabe (Maroc), allemand, japonais, néerlandais, russe, chinois, portugais, turc, breton, persan, albanais, coréen, polonais, grec, thaï, hébreu, arménien, suédois, ukrainien, hindi, hongrois, roumain, vietnamien, serbe, norvégien, tchèque, croate, birman, danois, indonésien, bulgare, slovaque, lituanien, estonien, letton, finnois, catalan, modules "jeunesse" enfants de 6 à 12 ans : sport, musique et loisirs créatifs (origami), Bout'chou enfant de o à 6 ans : langues niveaux 1 et 2 (anglais, arabe, espagnol, japonais, allemand, italien, portugais, français, mandarin, coréen, russe, hébreu) et musique (piano). La majorité des cours dure entre 1h et 4h.

Résumé : En novembre 1919 au cours d'un bref séjour qu'il fit en compagnie de son ami Max Brod à Schelesen dans les montagnes de Bohème, Franz Kafka rédige sa Lettre au Père. Elle ne parvint jamais à son destinataire : ce père trop réel, incarnant la force, la santé, l'appétit, le contentement de soi, qui ne pouvait comprendre le tempérament de son fils, encore moins son génie littéraire. Juillet 1920, Franz Kafka écrit à Milena Jesenska : Je t'enverrai demain ma Lettre au Père. Garde-la bien, il se pourrait que je veuille tout de même la lui donner un jour...

Résumé : Addictologue, Docteur en Neurosciences, psychiatre, Alain Dervaux est praticien hospitalier dans le service d'addictologie de l'Hôpital Sainte-Anne à Paris. "A l'origine considérées comme une faiblesse morale, les addictions sont maintenant considérées comme des maladies d'évolution chronique, caractérisées notamment par la fréquence des rechutes." En addictologie où les polyaddictions ou le passage d'une addiction à l'autre sont courants une approche globale étape par étape est nécessaire ; elle inclut les approches pharmacologiques, psychothérapeutiques, les comorbidités addictologiques et psychiatriques et l'accompagnement social. Tandis que les approches cognitivo-comportementales vont mettre en place les stratégies du changement de comportement, de la gestion du craving, de la prévention des rechutes en en identifiant les signes avant-coureurs, les approches psychodynamiques d'inspiration psychanalytique permettent, elles, de questionner le rapport à l'autre, à la loi, au désir, au plaisir, à la temporalité, à l'estime de soi. Le recours aux thérapies familiales systémiques est aussi possible car il permet d'aborder la complexité des problématiques familiales.

Résumé : La réalisatrice s'inspire de "Mrs Dalloway", roman de la folie et du suicide, pour tenter de cerner la personnalité de Virginia Woolf. Les premières photographies qui apparaissent à l'écran sont des photographies de famille prises par Julia Margaret Cameron, grand-tante de Virginia Woolf. Angelica Garnett, sa nièce, les commentera en évoquant des souvenirs. Le film témoigne de l'impossible émancipation de Virginia Woolf à cette époque et dans cette famille, de sa lutte contre la folie, de son engagement pour l'émancipation des femmes et de la création avec Léonard Woolf de la Hogarth Press, qui deviendra l'une des plus grandes maisons d'édition anglaise. La voix de Virginia Woolf, extraite d'une conférence enregistrée à la BBC en avril 1937, clôt ce portait. Ouvrages cités : "Mrs Dalloway", "Instants de vie", "Les Vagues", "Entre les actes", "La Mort de la Phalène", "La Traversée des apparences", "Une chambre à soi", ainsi que les "Journaux" et la "Correspondance".

Résumé : Le film a été tourné à Arenys de Mar et à Barcelone, où Rosa-Maria Delor, qui l'a connu à la fin de sa vie, dépouille la "bibliothèque" d'Espriu : quelques milliers de citations recopiées de sa main pendant quarante ans, un viatique pouvant être emporté sous le bras à tout moment."Poésie de naufragés, de voyageurs perdus dans la nuit" confirme le poète et historien Felix Cucurull. Un film clandestin, tourné quelques années avant la fin de la dictature, permet de comprendre comment un homme secret, nourri des grands textes fondateurs de toute la Méditerranée, a pu devenir le poète le plus populaire de son pays.Espriu, à ce moment-là, donne suite aux paroles de Reverdy : "Absolument imprévisible l'écho qu'éveillera ce que tu écris en celui qui le lira. Il s'agit de peupler de murmures le désert que l'on a devant soi. "Ne pas baisser les yeux, inscrire la mort à la place qui lui revient, dire le néant quand rien ne peut le combler, sont les choix qui donnent leur tension aux vers d'Espriu. Sur le parcours qui mène à la chambre obscure où il se réfugiait pour écrire, Esther Lamandier accompagne de son chant un poème extrait de Final del laberint : "Diré del vell foc i de l'aigua", le poème des oubliés."En 1933, Espriu visite les Pyramides. Il a vingt ans et rêve de devenir égyptologue. La guerre civile qui l'attend en Espagne le transforme en scribe, gardien reclus d'une langue interdite : le franquisme punit en effet de prison quiconque parle, écrit ou enseigne le catalan. Chaque fois qu'ils posent leur plume, Espriu et les écrivains de sa génération se demandent s'ils n'ont pas écrit le dernier mot d'une langue déjà morte.Hanté par la peur de l'oubli, Espriu dessine son oeuvre comme un grand souterrain en spirale : le dernier mot de chaque poème relié au premier du suivant, le dernier poème d'un recueil appelant désespérément une reprise, une suite, un nouveau cycle. Des mots brefs, âpres, choisis pour durer, étayent ces galeries qui poussent leurs chemins dans le noir.Grand connaisseur de la Kabbale, s'identifiant aux Juifs chassés d'Espagne par l'Inquisition, Espriu à la fin de sa vie n'appelle plus son pays que "Sepharad". (Henry Colomer).