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L'Etat, l'armée et le citoyen en Russie post-soviétique

Livre

Résumé

Evolutions récentes des relations entre l'Etat et l'armée en Russie post-soviétique. Au sommet de la hiérarchie militaire, la démocratisation de la prise de décision est, le plus souvent, pastichée, voire ouvertement enfreinte. "En bas", les tensions se développent : des stratégies informelles, voire illégales, se développent.


  • Éditeur(s)
  • Date
    • 2001
  • Notes
    • Bibliogr.p.259-279. Index
  • Langues
    • Français
  • Description matérielle
    • 299 p. ; 22 cm
  • Collections
  • Sujet(s)
  • Epoque
  • Lieu
  • ISBN
    • 2-7475-1566-4
  • Indice
    • 328(47) Politique. Russie et ex-URSS, Pays de l'ex-URSS
  • Quatrième de couverture
    • En URSS, dès la révolution d'Octobre, l'Etat fut conçu sur un modèle militaire. Pour Lénine, les membres du Parti étaient les soldats d'une armée en campagne. La centralisation de la prise de décision et la domination du collectif sur les libertés individuelles caractérisaient tant l'organisation militaire que politique. Cette symbiose institutionnelle et idéologique ne prit fin qu'avec les réformes de M. Gorbatchev. Aujourd'hui, l'abandon de l'autoritarisme suppose un contrôle démocratique de l'armée et la reconnaissance des libertés individuelles en son sein. Pourtant, en Russie, la transformation des relations entre l'Etat et l'armée est loin de suivre ce modèle idéal. «En haut», la démocratisation de la prise de décision est pastichée, voire ouvertement enfreinte : la concentration patrimoniale du pouvoir militaire entre les mains du Président, la marginalisation des pouvoirs législatif et judiciaire, la pratique du secret et l'absence de réforme militaire témoignent de pratiques empruntées au passé. «En bas», s'agissant des relations entre l'armée et la société, des tensions se développent : les libertés politiques et économiques nouvelles accordées au citoyen russe lui sont refusées dès qu'il entre dans l'armée. Des stratégies informelles, voire illégales (entraide, insoumission, corruption), se développent pour permettre la reconnaissance de l'individu face aux exigences du collectif. Pour contourner des pratiques institutionnelles marquées par l'autoritarisme, les pratiques sociales s'individualisent mais restent étrangères à un épanouissement public de la citoyenneté.

      Françoise Daucé est docteur en science politique de l'Institut d'études politiques de Paris. Depuis 1995, elle a publié de nombreux articles sur les déterminants militaires dans les transformations politiques et sociales de la Russie contemporaine (notamment dans la Revue d'études comparatives Est-Ouest, à la Documentation française et dans Most - Journal on Multicultural Societies).

      Imprimerie D. Guéniot - 52200 Langres - Saints-Geosmes

  • Origine de la notice:
    • Electre
  • Disponible - 328(47) DAU

    Niveau 2 - Politique