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La racisation des relations intergroupes ou La problématique de la couleur : le cas de la Martinique

Livre

Résumé

Montre que les problématiques de couleur et de race ne peuvent pas être prises en compte pour justifier des rapports d'inégalité économique, sociale ou politique en Martinique entre les populations blanches, descendantes des colons, et les populations noires et créoles, descendantes d'esclaves.


  • Éditeur(s)
  • Date
    • 2002
  • Notes
    • Bibliogr. p. 503-519. Notes bibliogr.
  • Langues
    • Français
  • Description matérielle
    • 526 p. : couv. ill. ; 22 cm
  • Sujet(s)
  • Lieu
  • ISBN
    • 2-7475-2746-8
  • Indice
  • Quatrième de couverture
    • Cet essai se veut une réflexion critique qui tente de déconstruire «la problématique de la couleur» qui domine la modalité d'écriture des relations «interraciales» privilégiée par les sciences humaines et sociales. Car le discours que celles-ci ont entériné ne se conçoit que sous l'angle de la racisation des rapports entre groupes humains d'origines diverses et alimente des thèses sociobiologiques aux prolongements immanquablement racistes.

      Plus spécifiquement, c'est à travers l'exemple des relations qu'entretiennent Noirs et Blancs depuis l'époque des explorations et des découvertes, suivie de celle de l'institution de l'esclavage dans les Amériques, que s'élabore la réflexion proposée autour du discours anthropologique qui a nourri les fantasmes les plus extravagants sur l'Autre et entretenu - par le relais efficace des sciences humaines - un discours de la différence qui a placé les différences raciales au centre d'un dispositif dont la finalité s'avérera de justifier les exactions commises dans le cadre du système esclavagiste notamment.

      Afin d'illustrer cette problématique, - traitée largement dans le 1er chapitre, les relations interraciales entre Blancs, descendants de colons, et Noirs, descendants d'esclaves, de l'aire des Amériques - des anciennes colonies françaises et de la Martinique en particulier -, ont été appréhendées comme illustrant au mieux, les dérives de la problématique de la couleur qu'il s'agit de remettre en cause ici, en tant qu'elle camoufle les vrais rapports d'inégalité économique et sociale qui sont entretenus entre ces groupes. Il s'agit de dire que le vernis que constitue le discours sur la couleur a permis, dès l'instauration du système esclavagiste, de maquiller des rapports de profondes inégalités économiques, et ainsi, de cautionner l'entreprise que fut l'exploitation coloniale. C'est en tant que défaut méthodologique que l'approche en termes de couleur est remise en cause ici.

      Cette approche critique tente de faire donc apparaître les contradictions et les tensions qui accompagnent nécessairement des relations intergroupales qui ne se conçoivent encore que sous l'angle de la racialité.


  • Origine de la notice:
    • BNF
  • Disponible - 301.7 SME

    Niveau 2 - Sociologie, démographie