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La santé en Chine du Sud : 1898-1928

Livre

Résumé

A l'arrivée des médecins français en 1928, date de l'inauguration du ministère de la Santé de Tchang Kaï-chek, les dispositions sanitaires se modernisent. L'ouvrage analyse les caractéristiques sociales, culturelles et politiques de la santé ainsi que les principales maladies infectueuses reliées à des croyances populaires et savantes.


  • Éditeur(s)
  • Date
    • 2002
  • Autre(s) forme(s) de titre
  • Notes
    • Bibliogr. p. 201-221. Index. Glossaire
  • Langues
    • Français
  • Description matérielle
    • XV-239 p.-[4] p. de pl. : ill., couv. ill. ; 24 cm
  • Collections
  • Sujet(s)
  • Epoque
  • Lieu
  • ISBN
    • 2-271-06010-9
  • Indice
    • 951-81 Chine contemporaine, de la révolution au communisme (1911-49)
  • Quatrième de couverture
    • En Chine du Sud, les provinces du Yunnan, du Guangxi et du Guangdong sont depuis toujours entachées d'une mauvaise réputation sanitaire. A la fin du XIXe siècle, l'arrivée de médecins occidentaux, pasteuriens convaincus, va modifier notre connaissance de la santé en Chine. Ces praticiens, munis de microscopes et capables d'utiliser dans leur diagnostic une sémiologie nouvelle, identifient quelques pathologies et de grandes épidémies. Mais en essayant de traiter ou d'hospitaliser la population locale, ils modifient également les pratiques de santé. Au contact de ces médecins, qui restent dépourvus d'autorité officielle à l'égard de la population chinoise, le gouvernement des Qing met sur pied une police sanitaire, première autorité publique moderne à se voir confiée la santé de la nation chinoise. Là où les médecins occidentaux s'activent à soigner et à former la population, des notables et des riches marchands chinois établissent des structures charitables concurrentes qui diffusent notions et techniques occidentales de santé. Parallèlement, pour lutter contre l'influence étrangère, les médecins traditionnels s'efforcent d'unifier leurs savoirs et de s'organiser dans le cadre d'une véritable profession. Sous la triple impulsion des médecins occidentaux, de l'Etat et des élites locales, les pratiques individuelles de santé évoluent. Vers la fin des années 1920, et dans les villes ouvertes à l'étranger, si la médecine traditionnelle, la religion et la magie persistent, le recours à la médecine occidentale s'est élargi à toutes les classes de la population pour des pathologies de plus en plus variées.

      Grâce à l'exploitation systématique des archives sanitaires coloniales françaises, combinée à celle des «chroniques locales» chinoises rédigées aux XIXe et XXe siècles, l'auteur montre comment la multiplicité des références et des pratiques médicales a favorisé l'adoption de modèles thérapeutiques étrangers.


  • Tables des matières
      • La santé en Chine du Sud (1898-1928)

      • Florence Bretelle-Establet

      • CNRS éditions

      • RemerciementsVII
      • AvertissementIX
      • Préface de Marianne Bastid-BruguièreXI
      • Introduction1
      • Un cadre géographique cohérent1
      • Des sources riches et complémentaires3
      • Chapitre premier Dégradation de l'assistance médicale impériale, face à une pression occidentale croissante13
      • Une dégradation de l'initiative impériale13
      • Paralysie des établissements charitables traditionnels16
      • L'expansion de la médecine française et occidentale en Chine du Sud20
      • Chapitre 2 Un climat sanitaire préoccupant33
      • Une triste réputation légendaire33
      • Descriptions chinoises35
      • Quels mots pour quels maux ?35
      • Yi et zhang : les deux fléaux de la Chine du Sud39
      • Descriptions occidentales45
      • Peste, choléra, variole : des fléaux fréquents dans les villes portuaires47
      • Le paludisme54
      • Des maladies fréquentes58
      • Les résultats des premières enquêtes épidémiologiques62
      • Chapitre 3 Les réponses médicales et rituelles69
      • Le rang social du médecin et la place de la médecine69
      • Description critique du corpus, saisie des données et méthode d'analyse70
      • Le médecin : un concept qui pose problème77
      • Une tendance à la spécialisation médicale à partir de 185080
      • Le médecin, équivalent du meilleur des fonctionnaires, est-ce bien sûr ?83
      • Ecrire sur l'art de soigner : une activité d'érudits ou de praticiens ?93
      • Des genres littéraires : des profils spécifiques ?95
      • La maladie dans la culture médicale locale105
      • La maladie : son origine, son processus et son traitement d'après les médecins locaux109
      • Quelques facteurs étiologiques115
      • Quelques modèles thérapeutiques120
      • Chamans, religieux, rites apotropaïques : l'art de soumettre les démons129
      • Contre les épidémies : processions préventives et apotropaïques131
      • Fête du Duanyang : rituel apotropaïque139
      • Cures individuelles : recours au chaman142
      • Chapitre 4 La lutte contre la maladie se modernise : structures, politique et pratiques de santé147
      • Emergence de nouvelles organisations charitables chinoises spécialisées en soins148
      • Naissance d'une police sanitaire154
      • Des pratiques individuelles de santé en évolution160
      • Succès de la consultation162
      • Accueil mitigé de l'hospitalisation169
      • Origine sociale des malades172
      • Femmes et enfants : une réticence progressivement refoulée175
      • Evolution de la consultation par hôpital176
      • Evolution de l'hospitalisation par hôpital181
      • Les maladies traitées184
      • Une médecine traditionnelle en mutation ?190
      • Conclusion193
      • Bibliographie201
      • Glossaires223
      • Table des illustrations235

  • Origine de la notice:
    • BNF
  • Disponible - 951-81 BRE

    Niveau 2 - Histoire