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LQR : la propagande du quotidien

Livre

Résumé

La langue de la politique, la langue publique, c'est-à-dire médiatique, la "lingua quintae Respublicae", est devenue, au cours des années 1990, l'idiome qui explicite et légitime le néolibéralisme. L'accent est mis sur la transformation d'expressions isolées, de tournures, de formes syntaxiques qui sont peu à peu vidés de leur sens, de leur force subversive ou politique.


  • Éditeur(s)
  • Date
    • 2006
  • Langues
    • Français
  • Description matérielle
    • 122 p. ; 18 cm
  • Collections
  • Sujet(s)
  • Epoque
  • Lieu
  • ISBN
    • 2-912107-29-6
  • Indice
    • 32.12 Communication politique. Marketing politique
  • Quatrième de couverture
    • De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les «20 heures» des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s'installe : plus elle est parlée, et plus ce qu'elle promeut se produit dans la réalité. Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l'une des armes les plus efficaces du maintien de l'ordre.

      Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d'essorer les mots jusqu'à ce qu'ils en perdent leur sens, son exploitation des «valeurs universelles» et de la «lutte antiterroriste». Désormais, il n'y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d'exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C'est ainsi que la LQR substitue aux mots de l'émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.


  • Origine de la notice:
    • BNF
  • Disponible - 32.12 HAZ

    Niveau 2 - Politique