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Enseignement supérieur et justice sociale : Sociologie des expériences étudiantes en Europe

Auteur(s) : Charles, Nicolas

  • Éditeur(s)
  • Date
    • 2016
  • Notes
    • Au début des années soixante, la France a connu une véritable explosion des effectifs de l'enseignement supérieur alors que celui-ci, dans le même temps, évoluait vers un élargissement des filières et une dispersion géographique des établissements qui ont conduit à une diversification de plus en plus grande des conditions de vie et d'études. Cet ouvrage analyse la signification sociale que peut prendre la justice dans le cadre des études supérieures et de l'expérience des étudiants.En empruntant aussi bien à la sociologie de l'expérience qu'aux théories de l'action publique et à la philosophie appliquée de la justice, il s'agit de dépasser une vision normative de la définition de ce qui est (in)juste, bien souvent limitée au seul examen des inégalités d'accès aux études selon l'origine sociale. Afin de rendre compte de l'influence du contexte national sur la définition de la justice dans l'enseignement supérieur, cette étude compare trois pays aux systèmes d'enseignement supérieur massifiés mais présentant des histoires et des structures universitaires variables : l'Angleterre, la Suède et la France.Dans chacun, la justice repose sur un principe idéalisé : l'autonomie individuelle en Angleterre, l'égalité sociale en Suède, la méritocratie scolaire en France. Si chaque système d'enseignement supérieur en vient à définir une conception de justice qui lui est propre, bien au-delà du traditionnel objectif de l'égalité des chances, c'est qu'il s'inscrit dans un contexte historique et sociétal qui a peu à peu façonné les pratiques et les représentations des acteurs sociaux.
  • Langues
    • Français
  • ISBN
    • 9782110099242
  • Droits
    • copyrighted
  • Résultat de :
  • Quatrième de couverture
    • Tous les systèmes d'enseignement supérieur sélectionnent les étudiants, hiérarchisent les formations, arbitrent le financement des études entre le coût pour les individus et celui pour la collectivité. Mais tous ne s'y prennent pas de la même manière et ne font pas tes mêmes choix. Certains favorisent les reprises d'études des salariés, d'autres moins ; certains aiment les concours, d'autres préfèrent les dossiers et les entretiens... [...]. Le livre de Nicolas Charles ne nous dit pas que nous sommes meilleurs ou pires que les autres. Il ne nous dit pas que nous devons imiter tel ou tel modèle, mais il nous apprend comment nous pensons notre système d'enseignement supérieur, comment nous le justifions souvent même sans savoir quels sont les principes et les valeurs qui nous guident dans nos pratiques les plus routinières. Il montre aussi combien il peut être difficile de transférer des modèles et de faire comme si l'universalité des principes de justice effaçait les singularités des cultures et des histoires dans lesquelles ces principes prennent corps. Le livre de Nicolas Charles est un livre savant et argumenté, un livre intelligent, mais c'est aussi un livre utile parce qu'il nous dit qui nous sommes et comment nous pourrions, éventuellement, maîtriser nos propres mutations.
      François Dubet


  • Tables des matières
      • Enseignement supérieur et justice sociale

      • Sociologie des expériences étudiantes en Europe

      • Observatoire national de la vie étudiante

      • Nicolas Charles

      • La documentation française

      • Préface7
      • Introduction13
      • Des formes d'expérience étudiante aux conceptions de justice13
      • Une recherche aux enjeux multiples15
      • Deux échelles d'analyse : trois pays et six études de cas16
      • Appréhender différents niveaux d'échelle : le croisement nécessaire des méthodes qualitatives et quantitatives17
      • Chapitre 1
        Les structures des systèmes d'enseignement supérieur19
      • La hiérarchisation anglaise19
      • L'uniformité suédoise21
      • La segmentation française23
      • Conclusion : de la variété des structures universitaires à la diversité des publics étudiants27
      • Chapitre 2
        Financer sa formation : les études supérieures sont-elles financièrement accessibles ?31
      • Des modèles contrastés de financement32
      • Des études plus ou moins accessibles et des étudiants diversement autonomes37
      • Conclusion : les frais de scolarité ne font pas tout50
      • Chapitre 3
        Être sélectionné dans une formation : le mérite est-il reconnu à sa juste valeur ?53
      • De l'application pragmatique du principe méritocratique à sa critique en Angleterre54
      • La garantie de la seconde chance en Suède62
      • L'idéalisation française de la méritocratie scolaire68
      • Conclusion : la plasticité du principe méritocratique79
      • Chapitre 4
        S'orienter et se former : construire son parcours d'études de façon autonome, mais à quel prix ?83
      • En Angleterre, le temps des expériences83
      • En Suède, à chacun son cheminement91
      • En France, des études bien ordonnées97
      • Conclusion : le TGV français, le métro suédois et l'automobile anglaise103
      • Chapitre 5
        Accéder à un emploi : à quoi bon faire des études ?107
      • Des modèles contrastés de relation des études avec l'emploi108
      • Les étudiants face l'inadéquation entre les études et les emplois124
      • Conclusion : le rêve adéquationniste face à ses contradictions138
      • Chapitre 6
        La diversité des formes d'expérience étudiante et des conceptions de justice141
      • En Angleterre, la communauté des individus, le marché et l'égalité pragmatique141
      • En suède, les individualités, l'uniformité organisationnelle et l'égalité sociale150
      • En France, les « individus-trajectoires », l'élitisme et l'égalité républicaine158
      • Conclusion : le poids du contexte institutionnel et normatif sur l'expérience des études170
      • Conclusion générale173
      • Bibliographie179
      • Table des illustrations191
      • Annexes193

  • Consultable à la Bpi