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Local Landscapes and Constructions of World Space: Medieval  Inscriptions, Cognitive Dissonance, and the Course of the Niger

Article

dans Afriques


  • Éditeur(s)
  • Date
    • 2011-02-25
  • Notes
    • En Afrique de l’Ouest sahélienne, l’Islam a induit des processus de modification cognitive qui, au cours du temps, contribuèrent à modifier la représentation que l’on se faisait des lieux et de l’histoire. Dans un univers musulman en expansion, elle fut reconstituée en référence aux lieux importants et aux événements fondateurs du monde islamique. Ces changements introduisirent des problèmes de dissonances cognitives dans l’interprétation du passé, les acteurs étant simultanément confrontés à des héritages heuristiques différents et incompatibles. Cet article étudie de tels changements dans la représentation du passé dans la vallée de Tadmăkkăt/Ǝssuk, située au nord du Mali, entre la période médiévale et les années 1980. À compter du XVIIe siècle, suite à des changements dans la nature des structures et des interactions sociales parmi les nomades, certains groupes revendiquèrent de nouveaux statuts empruntés au répertoire islamique. Le rôle commercial tenu par la région au Moyen-Âge fut expurgé des mémoires. Une nouvelle interprétation du passé fut surimposée sur la vallée, dans laquelle même les inscriptions médiévales arabes, pourtant datées, trouvèrent un nouveau sens. Après 1980, la montée du nationalisme Tuāreg allait encore engendrer une interprétation nouvelle du passé de ce site ancien. Une autre forme de dissonance cognitive apparait dans la description du cours du fleuve Niger de Léon l’Africain au xvie siècle et Muḥammad Bello au xixe.
  • Langues
    • Anglais
  • Sujet(s)
  • Droits
    • info:eu-repo/semantics/openAccess
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