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Contenu : Banque de données sur les auteurs contemporains de langue française

Résumé : '"Histoires d'écrivains" est une série de quinze entretiens filmés avec des écrivains d'aujourd'hui. La question de l'écriture est centrale dans ces courts portraits dont le rythme et la particularité de ton s'accordent au style et à la personnalité de chacun. Olivier Rolin fut un militant gauchiste jusqu'en 1974, avant de connaître une période de désarroi qui l'a conduit à l'écriture. Il a maintenant cinquante-trois ans, a beaucoup voyagé et écrit quatre romans. Il est filmé dans la maison bretonne dominant la mer où il se réfugie pour écrire pendant une partie de la nuit, et sur le voilier qu'il manœuvre en solitaire. Il a publié "L'Invention du monde" (1993), "Port Soudan" (1994), "Méroé" (1998) et "La Langue" (2000).

Résumé : '"Histoires d'écrivains" est une série de quinze entretiens filmés avec des écrivains d'aujourd'hui. La question de l'écriture est centrale dans ces courts portraits dont le rythme et la particularité de ton s'accordent au style et à la personnalité de chacun. Jean Rouaud a publié notamment "Les Champs d'honneur" (1990), "Des hommes illustres" (1993), "Pour vos cadeaux" (1998), "Sur la scène comme au ciel" (2000). Filmé chez lui, il raconte d'abord la signature de son premier contrat pour "Les Champs d'honneur", et cette reconnaissance qui lui vint à ce moment-là, alors qu'il écrivait depuis l'âge de douze ans. Jean Rouaud écrit en partant de la trame de sa vie, mais, dans ce cadre autobiographique, il introduit de la fiction. Le balancement entre vérité et fiction est le moteur de ses livres. Il dit se laisser porter par l'écriture, par la phrase qui se déroule.

Résumé : '"Histoires d'écrivains" est une série de quinze entretiens filmés avec des écrivains d'aujourd'hui. La question de l'écriture est centrale dans ces courts portraits dont le rythme et la particularité de ton s'accordent au style et à la personnalité de chacun. Jacques Roubaud se présente comme un compositeur de poésie et de mathématique et c'est dans la relation entre ces deux disciplines qu'il puise son inspiration. Filmé à son bureau où il travaille dès avant le lever du jour, volets fermés, il parle de l'écriture et de son rythme, de la composition de ses poèmes qui obéit à des contraintes mathématiques. Le reste de la journée est consacré à arpenter les rues de Paris, ville qu'il explore systématiquement. Ouvrages cités : "La Boucle" (1993), "La Forme d'une ville change plus vite hélas, que le cœur des humains - cent cinquante poèmes" (1991-1998), "Poésie" (2000).

Résumé : Jacques Malaterre accompagne l'écrivain Pascal Quignard dans un voyage au Japon. Il le filme lisant ou écrivant. « Écrire n'est pas un choix, c'est un symptôme. Ce n'est pas mon métier, c'est ma vie », dit Pascal Quignard. L'image raconte le rituel qui précède l'écriture, les stylos glissés dans l'étui à lunettes, les petites pages pliées glissées dans les livres. Pascal Quignard écrit n'importe où, là où l'envie le prend. Il ne conserve aucun de ses manuscrits. Il les brûle. À Tokyo, il rencontre son traducteur, Kei Takahashi, et il se rend dans l'ouest du pays pour rencontrerla romancière japonaise Yôko Ogawa. Grâce au voyage, à travers les rencontres, les pèlerinages et les émotions, les moments de complicité avec le réalisateur, se dessine le portrait d'un écrivain secret.

Résumé : '"Histoires d'écrivains" est une série de quinze entretiens filmés avec des écrivains d'aujourd'hui. La question de l'écriture est centrale dans ces courts portraits dont le rythme et la particularité de ton s'accordent au style et à la personnalité de chacun. Pascal Quignard, auteur notamment du "Salon de Wurtemberg" (1986), "Tous les matins du monde" (1991), "Le Sexe et l'effroi" (1994) et "Terrasse à Rome" (2000), évoque dans cet entretien son goût de la lecture. Il ne se considère pas comme écrivain, dans la "pause" de l'écrivain, mais comprend l'écriture comme la continuation de ce voyage intérieur qu'est la lecture. On ne peut écrire, dit-il, en regardant sa main écrire. Il refuse donc de répondre aux questions sur ce qui est, dans la littérature, de l'ordre du privé : "ce qui est le plus détesté dans les sociétés tyranniques dans lesquelles on vit". Il faut refuser de répondre, dit-il encore, comme l'Indien refusait de fournir des informations à l'ethnologue. Illustrant ses propos au piano avec des extraits de Couperin et de Bach, il compare musique et littérature, évoque le rôle du refrain dans la musique qui n'existe pas dans les livres. Pourtant chacun de ses livres a son tempo, sa marche, sa propre intonation silencieuse.

Résumé : Au fil de ce portrait de Jean Rouaud par lui-même, nous découvrons la richesse des mondes littéraires et artistiques qui ont donné naissance à l’œuvre et au style de l’écrivain. Tel saint Jean l’Évangéliste, qui a pu contempler la gloire du Verbe incarné, et qui annonce ce qu’il a vu, Jean Rouaud a choisi d’être, dans son désir d’écriture, celui qui témoigne. Entrouvrant les portes de son laboratoire poétique, il évoque pour nous les thèmes qui lui sont chers, son enfance notamment, marquée du sceau d’une religiosité envahissante, puis les œuvres qui ont compté dans sa pratique artistique : les primitifs flamands avec lesquels il entretient une certaine complicité, la poésie japonaise qu’il admire pour cette petite saisie du réel que l’on trouve dans les haïku, « Le Christ au tombeau » d'Holbein le jeune, qui annonce à la fois la mort du merveilleux et la naissance du réalisme. Ainsi, il met en lumière le réalisme, le style épique, l’intimisme, la poétisation du vécu qui font la richesse de ses romans. En voix off, Amandine Pudlo lit des extraits des œuvres suivantes :« Le Monde à peu près » (Minuit, 1996), « Les Champs d’honneur » (Minuit, 1990 Prix Goncourt), « L’Invention de l’auteur » (Gallimard, 2004), « Préhistoires » (Gallimard, 2007), « La Fiancée juive » (Gallimard, 2008).

Résumé : "Compact", "Circus", "Codex", "Maladie Mélodie", mais aussi "Je ne vais pas bien mais il faut que j'y aille" ou "Qui n'a pas vu Dieu n'a rien vu" sont quelques-uns des titres de l'œuvre singulière de Maurice Roche, qui va jusqu'à mettre en scène la typographie de ses livres. L'obsession de la mort y côtoie l'humour le plus insolent comme le montre l'étrange dialogue entre Maurice Roche et le complice, Jean Paris, venu le faire parler. Son œuvre continue de s'élaborer au prix d'une conception ectraordinairement complexe, méthodique, musicale de la langue, c'est-à-dire polyphonique. "L'un des charmes du style est dans la précision des équivoques" dit Maurice Roche.

Résumé : Portrait en creux de Robert Pinget, réalisé peu après sa mort en 1997, au travers de nombreux témoignages. Chaque témoin apporte sa vision des faits concernant Pinget et son œuvre et le montage de ces témoignages utilise des procédés renvoyant au style et à la construction même des récits de l’écrivain : répétition, variation, contradiction, inquisition. L’ensemble révèle la complexité de l’homme et les fausses pistes laissées par l’auteur lui-même. Parallèlement à ces témoignages filmés en studio, sont montées des images en 16 mm, en super 8 ou des images d’archives de la famille de Pinget filmées entre 1928 et 1957. Distinctes par leur texture, ces « lectures cinématographiques » accompagnent la lecture de textes de Robert Pinget par la voix de Claude Rich, voix parfois murmurée comme une voix intérieure. La réalisatrice réussit son projet qui était de « s’interroger sur ce vers quoi tend l’écrivain au delà des mots, de décrire cette évolution qui part du quotidien pour déboucher sur la poésie et le retour à l’épure, à l’enfance, au silence. » Avec Nadia Barentin, actrice, Michel Butor, Marie Christine D’Welles, Claude Ollier, Alain Robbe-Grillet, Jean Roudaut, écrivains, Anne-Brigitte Kern, dramaturge, Joël Jouanneau, Jacques Seller, metteurs en scène, Olivier de Magny, Jean-Claude Lieber, Madeleine Renouard, critiques, Louis Monnier, photographe, Michel Mousseau, décorateur, et Gilles Poissonnet, un voisin en Touraine.

Résumé : La correspondance de Pierre Reverdy avec Pierre Rousselot est le fil conducteur de ce portrait. Elle donne des indications biographiques sur l’enfance et l’adolescence du poète, et éclaire ce parcours qui n’est passé ni par l’étude, ni par les livres. Sont évoqués le départ pour Paris, puis la retraite à l’abbaye de Solesmes, suivie d’une conversion au catholicisme dont Pierre Dumayet cherche à percer le mystère. Dans l’œuvre écrite, Dumayet propose une approche des premiers poèmes en prose dont la publication en 1915 envenima les relations de Pierre Reverdy avec Max Jacob, et s’attarde sur la publication de la revue Nord Sud, fondée par Reverdy, dans laquelle celui-ci publia un texte capital sur le cubisme. Les années noires de l’Occupation sont évoquées. Pierre Reverdy est absent de l’anthologie des poètes de la Résistance. Pierre Dumayet rappelle qu’il fut en effet reproché à Reverdy de continuer à écrire dans l’abbaye occupée par les Allemands, mais aussi son refus de publier durant cette période. Des cartes postales anciennes, des photographies, des images de l’abbaye de Solesmes, illustrent le propos de Dumayet. En filmant des cours d’eau ou des sous-bois paisibles, Rober Bobert évoque les paysages d’enfance et restitue l’amour de Reverdy pour la nature. Avec la voix de Pierre Reverdy (extrait de la "Voix des poètes", France Culture).