Recherche simple :

  • Tous les mots : Langues, littératures > Littératures de langue française > Littérature française du 20ème siècle > Auteurs, de O à R
  • Aide

Documents en rayon : 39

Voir tout les documents en rayons

Résumé : "Hommes, animaux à paroles, nous sommes les otages du monde muet." (Francis Ponge). Alors que Michael Lonsdale lit des poèmes de Francis Ponge, images fixes et images animées alternent à l'écran, dont plusieurs sont récurrentes, notamment celles d'objets filmés sur une table de jardin : carafes, poteries, pommes, lampes, machine à écrire... Le film comporte aussi des plans de paysages, de fossiles, de cailloux, des plans sur les vagues au bord d'une plage, eau en cascades, eau courante... et des extraits de films plus anciens de Jean-Daniel Pollet filmés sur un moniteur, notamment "L'Ordre". "Pollet semble atteindre ici à la perfection de son écriture à la fois lyrique et concrète, poétique parce que précise. Les recherches de rythme, la force, mêlée de grâce des mouvements d'appareil - comme suspendus -, la musicalité du répétitif utilisé en incantation, la subtilité du montage et évidemment le thème font de ce film un ouvrage fort, intense et prenant." (Jean Douchet).

Résumé : "La Belle journée" est le titre du premier roman de Christian Prigent (Éditions Chambelland, 1969), c'est aussi celui choisi par Ginette Lavigne pour ce portrait de l'écrivain en majesté qu'elle filme de l'aube au crépuscule. Le film est composé de quatre extraits des livres les plus autobiographiques de Prigent, publiés par P.O.L. : "Commencement" (1989), "Une phrase pour ma mère" (1996), "Grand-mère Quéquette" (2003) et "Demain je meurs" (2007), textes lus à sa table de travail par l'écrivain, grand habitué des lectures publiques de son œuvre. En alternance, une mer agitée de vagues déferlantes, une campagne verdoyante habitée de vaches paisibles, un sous-bois ombragé où coule, imperturbable, un ruisseau illustrent les lieux familiers de l'écrivain, qui les sillonne à bicyclette.

Résumé : En 1989, à l'âge de 82 ans, Jules Roy vient de publier ses mémoires sous le titre de "Mémoires barbares" (Albin Michel). A cette occasion, il reçoit Bernard Pivot dans sa maison à Vézelay, et retrace pour lui les grandes lignes de sa vie. Vie dont le maître mot aura sans doute été la quête de la vérité. Jules Roy évoque son enfance en Algérie, ses études au séminaire puis à l'école d'officiers de Saint-Maixent, son itinéraire politique, ses rapports avec l'armée qu'il quitte pour se consacrer à l'écriture en 1953, dégoûté par les massacres au Tonkin. Il parle de l'amour, des femmes, de ses modèles et de ses rencontres importantes : Kessel, Saint-Exupéry, Camus, Malraux, de Gaulle, Montherlant, Léautaud, Jouhandeau, Nimier...

Résumé : "Mon Frère Jacques" (DVD 1 et 2) est composé d'une suite d'entretiens filmés en quatre jours (en 16 mm noir et blanc) dans l'appartement de Jacques Prévert, Cité Véron, à Paris. Pierre Prévert y raconte son frère. Entourés de quelques-uns de leurs "compagnons de cinéma...", ou amis de la première heure, les deux frères parlent de "Choses et Autres"... évoquant les activités diverses de Jacques. Les conversations sont entrecoupées d'extraits des films auxquels ils font allusion. La narration tend à privilégier la chronologie des événements. Film-hommage aux deux frères, à l'affection profonde et à la connivence qui les unissaient, et aussi à toute cette atmosphère d'amitié et de complicité qui les entourait.

Résumé : "Violons d'Ingres", du poète-humoriste-critique-cinéaste-acteur-chroniqueur à la BBC Jean-Bernard Brunius, musique de Maurice Jaubert. Hommage aux inventeurs du dimanche, aux adultes restés fidèles aux rêveries de l'enfance, à travers quelques-uns des plus étonnants représentants de ce que Dubuffet appellera l'art brut (Douanier Rousseau, Facteur Cheval...). "Aubervilliers", réalisé par Eli Lotar, scénario de Jacques Prévert, musique de Joseph Kosma. Commandé aux auteurs par la municipalité communiste d'après-guerre pour montrer l'état de délabrement dans lequel se trouvait la cité; conséquence de la politique menée par la précédente équipe municipale dirigée par Laval. "Paris mange son pain", de Pierre Prévert, scénario de Jacques Prévert, commentaire dit par Germaine Montéro. Musique de Henri Crolla et d'André Hodeir. Le film réunit autour de ce pain quotidien les amis de toujours : Marcel Duhamel partage son repas avec Georges Lafaye, Alexandre Trauner déjeune à La Tour d'Argent, Paul Grimault en maître d'hôtel décourage un client indigne de son établissement, Louis Daquin avale son café sur le zinc... "Paris La Belle", film de Pierre Prévert, commentaire de Jacques Prévert, musique de Louis Bessières. "Le lien de notre scénario, écrit Pierre Prévert, devait être la femme : la Parisienne. Nous la suivrions et la quitterions pour en rencontrer une nouvelle, et passer ainsi, avec celle-ci, d'un quartier de Paris dans un autre..." "Le Petit Claus et le Grand Claus", film de Pierre Prévert, adaptation de Jacques et Pierre Prévert, dialogues de Jacques Prévert, imagerie et décors de Paul Grimault, musique de Christiane Verger. Interprété par : Maurice Baquet, Roger Blin, Elisabeth Wiener. D'après le conte de Hans Christian Andersen.

Résumé : Une collection d'entretiens avec le maître du Nouveau Roman et scénariste, Alain Robbe-Grillet. Ces conversations, menées par l'écrivain et cinéaste belge Benoît Peeters, ont lieu dans le cadre de l'IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine), à l'abbaye d'Ardenne près de Caen, où l'écrivain a déposé toutes les archives de sa vie et de son oeuvre : photographies, manuscrits, extraits de presse, correspondances et documents divers. Conteur brillant et plein d'humour, Alain Robbe-Grillet évoque sa jeunesse dans une famille non conformiste, avant de raconter l'aventure du Nouveau Roman et du Nouveau Cinéma, ressuscitant le climat de toute une époque et proposant des portraits inattendus de figures comme Jérôme Lindon, Roland Barthes, Marguerite Duras et Jean-Paul Sartre. L'organisation en 39 chapitres permet à l'utilisateur de s'orienter à sa guise dans cet entretien-fleuve réparti en deux DVD. DVD n°1 : chapitres 1 à 19 : "Ouverture", "Une jeunesse française" et "L'aventure du Nouveau Roman". DVD n°2 : chapitres 20 à 39 : "L'aventure du Nouveau Roman", "Un nouveau cinéma" et "Coda".

Résumé : Dépassant l'image traditionnelle du Jules Renard auteur célèbre de "Poil de carotte" ou pourvoyeur inlassable de mots d'esprit, ce film documentaire, contribution à la célébration du centenaire de la mort de l'écrivain (1864-1910), s'attache davantage à évoquer le citoyen, préoccupé par les problèmes de son époque. Ainsi du combat de Renard pour la vérité, qu'illustre son hostilité à la littérature romanesque de son temps, de sa lutte contre l'illettrisme et de son soutien indéfectible à l'école de la République. L'implication de Renard dans l'Affaire Dreyfus, côté dreyfusard, déclenche sa passion pour le régime républicain, qui s'accompagne d'une attirance pour un socialisme qu'il applique en faveur de ses "frères farouches", les paysans. Admirateur passionné de Jean Jaurès, il en demeurera l'ami jusqu'à la mort de ce dernier.

Résumé : Le court métrage : En 1950, Jean Genet (1910-1986) nourrit un projet audacieux : filmer des prisonniers isolés dans leurs cellules, en prise avec leurs frustrations sexuelles et sentimentales. Il réalisera là son unique film intitulé "Un chant d'amour". Les entretiens : Grâce à l'initiative et à l'investissement de la productrice Danièle Delorme, ainsi qu'à l'accord de Jean Genet, deux entretiens furent filmés durant l'été 1981 et l'hiver 1982. À la fin de sa vie, Jean Genet, conscient et soucieux du pouvoir inquisiteur de l'image, délivre son "testament audiovisuel". Avec intensité, malgré la maladie qui le ronge, il s'explique sur son écriture, sa vie, ses engagements au cours de ces deux entretiens accordés au metteur en scène de théâtre Antoine Bourseiller et au romancier, critique de théâtre et académicien, Bertrand Poirot-Delpech.

Résumé : Premier entretien : Leila Shahid, Déléguée Générale de Palestine en France, amie de Jean Genet. Sur les rapports qu'elle entretenait avec Genet, ainsi que sur la perception de Genet et de son œuvre dans le monde palestinien. Deuxième entretien : Roland Dumas, avocat et ami de Jean Genet. Entretien entre Roland Dumas et Albert Dichy lors d'une table ronde organisée par l'IMEC et intitulée "Genet et la loi : écriture et prison". Troisième entretien : Albert Dichy, responsable des archives Jean Genet. Entretien donné dans la bibliothèque de l'Abbaye d'Ardenne (IMEC), Albert Dichy indique comment aborder l'œuvre de Genet. Quatrième entretien : Hélène Martin, mise en musique du "Condamné à mort".

Résumé : Jean Genet parle de son dégoût profond de la société occidentale qui l'a toujours rejeté. De ses profondes blessures, il ne se releva jamais et exprime ainsi sa haine envers ceux qui ne l'ont pas compris et mis à l'index. De là son aversion de la race blanche, puisqu'il n'y trouva pas sa place (homosexuel, taulard…) et sa rage mise à nue…