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Résumé : Pendant trois mois Vincent Boujon a recueilli des témoignages dans le Centre de Dépistage du Sida Anonyme et Gratuit de l'Hôtel Dieu à Lyon. Dans la salle d'attente, avant de connaître les résultats du test, des patients se confient livrant leur appréhensions et leurs doutes quant au diagnostic. Le film tente ainsi une approche des peurs et des comportements contradictoires face à la maladie : pratiques sexuelles à risques, ambivalences du recours au préservatif, lassitude de son emploi, "relapse". Construit en 7 parties où alternent témoignages et gestes médicaux du dépistage, "Test" donne à écouter les paroles d'anonymes dont les silhouettes sont floutées dans un décor tracé au crayon. Cette mise en scène de l'intime à l'hôpital éloigne la réalité de ce lieu médical sans la gommer. Ainsi un peu de la vérité de chacun (hommes, femmes, seuls ou en couples) affleure-t-elle dans la relation à la sexualité, au corps, au respect de soi, à la vie, à la mort, à l'impossible confiance en l'autre generée par l'apparition du virus. Par ailleurs la force du désir, sa vitalité face à la tristesse du latex, transgresse le "safer sex"/ la sexualité "plus sûre", protégée. Le discours que le film met en place repose sur les contradictions (puissance du désir / achoppement de la raison) comme sur la résolution du dilemne (se protéger, "mettre une capote c'est aussi faire attention, à soi... c'est inquiétant de ne pas faire attention à soi..."). Les protagonistes insistent sur la vigilance ; l'expérience du dépistage vécue comme une épreuve est une leçon pour l'avenir.

Résumé : Ce dernier film nous permet de retrouver certaines des personnes interviewées 15 ans plus tôt dans "Sida paroles de l'un à l'autre". Des interrogations surgissent quant à la politique de prévention contre le virus : insuffisance des moyens, pudibonderie ambiante, gravité de la maladie fallacieusement émoussée par des idées reçues sur le recours aux antiviraux. L'affaire du sang contaminé et le sida transfusionnel, blessures et injustices toujours vives, dites avec une grande dignité par qui en souffre et se bat nous met face à ce qui demeure un scandale de santé publique. La relation de chacun au virus, au temps, à la vie, à l'intimté est abordée et dans les mots, sur les visages sourdent des émotions qui montrent combien dans cette "histoire qui n'a pas de fin" c'est toujours la mort qui gagne.

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